"Soudain"…. Exprime l’ouverture, la mise en haleine, l’attente aux yeux écarquillés, l’excitation à la curiosité.
"Waow !!!!" L’expression très profonde qui donne son effet et qui n’a pas besoin d’être agrémenté de quelconque autre mot. C’est un peu comme le « soudain », sauf que celui-ci donne la chute finale, le premier, tout son contraire offrant l’ouverture
« Soudain,…..waow !!!!! ».
Tu sens bien la nuance ? « Soudain, ….waow !!!!! » Comme quoi les mots, tout de même, ça sert.
"Ah bon…." Tente une certaine conclusion, signification très rapprochée du "Waow" mais avec moins d’intensité. Surpris, étonné… parfois un peu déçu.
Aux "soudain", "waouh" et "ah bon", j’ai envie d’ajouter "Oups" et lui, il joue le rôle non seulement du "soudain" mais aussi du "waouh" puisque émettant une certaine conclusion tout en offrant une ouverture, voire même parfois le "ah bon" en guise de conclusion.
"Chuuuuuutttttt", là c’est censure mais on sait….
T’as beau dire, moi, le français, ça m’épate, ça m’épate, ça m’épate !!!!!
10-09-2007
Les Sens
La vie a le goût des sens Souffle des mots d'espoir Souffle des mots d'amour Souffle des mots de toi Pour honorer les mémoires Pour que l'air soit moins lourd Pour que l'air soit moins froid Offre tes belles lumières Aux errants des ruelles sans réverbères
Dans les profondeurs intimes de lettres Par la main le songe à l’estompe affiné Sous les maux oscillent les origines de l’être Les lettres matérialisent les frontières Entre rêve et réalité, des ponts de verre Que tout retentisse en toi Que tout se réveille en toi que tout se ranime en toi Remets-toi en chemin Rythme le temps de ton souffle de vie
L’espoir entrouvre des portes que rien n'empêche de pousser Alors naîtra la source où je boirai dans tes yeux lumineux Nous goûterons alors du vent et des parfums d'éternité Allons, prends ton envol, vole et viens
Au cœur du nid des oiseaux de métal, Dans l’attente de l’un d’entre eux qui tarde à se poser, L’impatience de quelques-uns devant le tableau digitale, D’autres plongés dans la lecture.
Lieu où règne insouciance, tristesse, peur et doutes des hommes,
Larmes de joie, d’émotions, de tristesse,
Précipitations, va-et-vient, bousculades,
Agitations, impatiences et froideurs,
Emporté par le mouvement du voyage des hommes.
Lieu entièrement dominé par la main humaine, Aucun arbre, aucun brin d’herbe, Absence de ciel bleu, de nuages et de soleil, Béton à perte de vue où la nature semble inexistante. Aucun végétal, aucune verdure, aucune fleur, Seules traces issues des mains de l’homme, Assise sur un rebord de trottoir à flâner dans mes rêves, Il s’est présenté devant moi, Quelques sautillements pour se rapprocher, On aurait dit qu’il voulait m’apprivoiser. Par quel chemin est-il arrivé à moi, Par quel miracle est-il l’unique représentant de la nature, Lui près de moi et le temps s’est arrêté, Le temps d’un biscuit partagé. Est-ce toi, petit moineau, qui m’avait célébré autrefois, Est-ce ton frère à qui tu as conté notre histoire, Ou, es-tu porteur de message, Ou mieux encore mon ange gardien.
Faire onduler mes battements de cœur, Sensualiser mes regrets, Caresser mes complexes, Laisser tomber mes pourquoi, Dégrafer un à un les boutons de la honte, Laisser entrevoir les faiblesses, Faire tournoyer mes paradoxes, Lancer mes envies, Débrancher les prises de tête, Déchirer le voile de mes illusions, Ouvrir la fenêtre sur mes secrets les plus sacrés, Couper les sonneries intempestives de mes connections égocentriques, Quitter le tumulte de mes sempiternelles futilités, Mettre la pédale douce à mes fringales, Traverser le chaos de mes peurs, Dévoiler souverainement mes priorités, Percevoir ma sensibilité accrue, Offrir chaleur, feu et passion, Et enfin, jouir de voluptueuses perceptions extrasensorielles, Et me délecter de l’Essentiel avec discernement.
Je musarde au hasard, Sans craindre de m’égarer. Un voyage étrange et crédule, Un égarement malicieux et enchanté, Une randonnée pensive ou frivole.
Je laisse mes pas courtiser à leurs grés, Une forêt, un ruisseau, un arbre. J’écoute, je flaire, j’accueille et m’abandonne, Je respire le frémissement, Et entre délicatement dans l’authenticité de l’esprit.
Dans une extrême lenteur, Je puise dans mes ressources l’expression profonde de mon lien au Soi. Je goûte au parfum, Émanations de ce voyage vers les chroniques de l’âme.
Sur l’arc-en-ciel de l’extase, Je vibre à l’unisson, Je suis une et multiple, J’ai le cœur qui oscille, palpite, et vibre.
Le sang qui brûle, Et des rêves plein la tête, A l’intérieur de moi fusionnent énergie et fragilité, Et j’hume l’air du temps.
Une totale disponibilité de mes sens, Corps, cœur et esprit, Je me laisse traverser, envahir pas les émotions. Je pleure, je danse et je ris.
Le flux et le reflux de mon énergie. L’échange entre le dedans et le dehors. Mon biorythme est capricieux Et m’invite à l’égarement.
Je m’autorise quelques extravagances. Je suis qui je suis dans mon originale diversité. Incubation, accroissement et force, Dissolution, mort et renaissance d’un cycle.
Qu'est-ce qui n'est pas désespérant pour un regard lucide ? Qu'est-ce qui n'est pas futile pour un regard désespéré ? Un regard qui palpe et interroge, Sonde et caresse, Pénètre et étreint, Cherchant à savoir.
Gravité du regard, Regard doux et ardent, Regard qui gêne, Décourage, Impressionne. Regard qui creuse autour de soi la solitude, Regard qui trahit, Regard qui pense. Mais au bout, Regard transparent, Regard vrai.
J’ai vu récemment un film dont un passage m’a particulièrement attiré l’attention. Le héro, sachant qu’il allait mourir s’est enregistré en vidéo pour pouvoir dire à son fils, non encore né, certaines visions de la vie. J’aimerai les partager avec vous, vous invite à la réflexion et peut-être, pourquoi pas, en discuter ensemble. En voici un extrait :
« Il faut surtout savoir que le monde n’est pas parfait. La vie c’est plus dur qu’un casse-tête chinois mais même dans les pires moments, il faut garder la foi.
Établis une liste, la liste des choses qui te semblent les plus importantes. Les 10 choses les plus importantes pour toi. Écris-les sur un papier. Personne ne peut réaliser les 10. C’est impossible. Si tu en réalises 5 ou 6, c’est pratiquement gagné. Tu te seras rapproché au maximum de ta vision du monde parfait. La vie passe plus vite que les vacances d’été. Alors profites-en. Profites de la vie. Profites-en bien. »
N’est-elle qu’une simple femme qu’on prend ? Qu’on laisse sans espoir d’avenir ? Un échange de peau ? De solitude ? D’énergie vitale qui n’engage rien d’essentiel ? Une simple affaire de corps ? N’est-elle qu’un acte banal ?
Au bout de toutes ces questions, une seule chose certaine, une seule réponse : Elle n’en peut plus. Même les mots ne suffisent plus.
Elle est comme un cancer irréversible. Cette espace qui la ronge, qui la tire dans toutes les marques de souffrance. Pas seulement celles visibles des hommes, mais aussi les plaintes des arbres mutilés, les douleurs des animaux torturés, les gémissements de la terre maltraitée, saccagée, les injures faites à l’air, à la fragile enveloppe protectrice de l’atmosphère.
Tournent les heures, passent les jours.
Quel leurre d’avoir imaginé un futur meilleur. Naître dans la boue c’est être voué à y rester. Bulle d’air et rien d’autre. Tout n’est qu’invention. Elle ne veut plus entendre de moralité, elle ne veut plus être rassurée. Elle est fatiguée et aimerait qu’on la laisse dormir ou plutôt que le sommeil vienne la chercher. Elle a bien tenté d’appuyer sur la pédale avec l’espoir de rencontrer un obstacle.
Son cœur est comme rempli de débris de verre qui au moindre battement déchirent l’intérieur.
Inexorable agonie, tumulte permanent. Effroi, révolte, accablement, tout est si compliqué, si étrange, si inextricable.
Tournent les minutes, passent les heures.
Un fouillis de questions la harcèle, elle s’interroge, elle scrute …Et soudain la foudroyante conscience qui lui dit qu’elle n’est rien, moins qu’un brin d’herbe.
Comment peut-elle continuer de vivre devant pareille révélation ?
Il y a celle qui vit des jours maudits, il y a celle qui souffre de solitude.
Qu’ont-elles de commun ? Toutes deux sont continuellement à la mort.
Elle voit le monde, pense le percevoir. Mais comme un mirage, il se dissout lorsqu’elle s’en approche, se défait, se dilue, perd la réalité qu’il semblait avoir l’instant où elle éprouvait le besoin d’y pénétrer.
Elle voudrait rencontrer en elle la terre ferme de quelque certitude mais n’y trouve que sables mouvants.
Tournent les secondes passent les minutes.
Atmosphère pesante, sensation d’être toujours décalée.
Personne n’ayant le courage de l’apprivoiser. Loch Ness.
Et cette blessure qui ne cesse de saigner, qui la souille, l’avilit, qui veut dépouiller sa dignité et finit par la persuader qu’elle n’est qu’une minable.
Éboulement à l’intérieur de l’être. Sentiment de malaise de n’être que rarement à l’unisson, de se sentir coupé des autres, de s’éprouver différente.
Fatiguée, elle est vraiment fatiguée. Plus l’envie de se battre, plus l’envie de tenter de comprendre. Elle se sent médiocre.
Si chacun a son ange, dites au sien de venir la chercher.
Pauvre naïve, les pieds dans la tombe, elle crève à l'intérieur à petit feu. Sur l'océan, elle s'est échouée.
On lui avait promis qu’elle toucherait les étoiles.
Elle y a tellement cru mais Vous !
Oui Vous !!!
Vous avez franchi les barrières du non retour.
Au nom de quoi ?
Au nom de qui ?
Alors, elle est là, et ça la mord, encore et encore…
Cetunivers frivole où chacun tente par quelques entreprises de séduire.
Puis, après avoir joué de ses charmes, laisse l'héroïne tragique sombrer, mais . . .
Elle se sent poisson échoué qui expire.
Et quant elle observe la vie, elle voit rôder la mort…
La vie a tout fait pour la débaucher et seule la mort pourra la moraliser,
Seule la mort pour soulagement.
Elle a été trahie.
Quel exercice terrible de ne pas être comme le passé l’a moulu.
Ce moule, fabriqué avec les gens de passage,
Alchimie d’un bref instant qui fait de nous tout ou rien.
Seigneur de la débauche et des plaisirs turpides,
Tu veux posséder son âme.
Parfois elle se tait,
Parfois elle en parle,
Parfois elle rumine,
Parfois elle l’exprime… Parfois elle l’écrit,
Parfois elle se cogne sur un mur,
Parfois elle rougit,
Parfois elle tourne au vert. Ou elle l’avale, le crie, le pleure. Parfois elle se venge, des fois elle oublie, ou vit avec. Des fois elle réfléchit, analyse, en tire des leçons. Elle grille une cigarette, des cigarettes,
Parfois elle se gave, ou devient anorexique. Elle écoute du blues, des fois du classique. Elle regarde un film drôle, ou un film de Woody Allen. Elle dort.
Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? se demandait Pascal.
Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige !
Juge de toutes choses, imbécile ver de terre ;
Dépositaire du vrai,
Bourbier d’incertitudes et d’erreurs ;
Gloire et rebut de l’univers.
Elle a cru en vos paroles,
En vos mots,
En vos regards,
En vos actes.
Maintenant elle ne croit plus en rien
Ni personne,
Ni femmes,
Ni hommes,
Ni parents,
Ni amis….
Elle ne croit plus qu’en la mort.
Celle qui la délivrera de votre présence.
Celle qui ôtera ce virus indescriptible et insupportable qu’elle porte en elle.
Elle attend la mort,
Elle a dépassé la limite du non retour,
Fini le courage,
Fini l’espoir,
Fini les croyances,
Juste la mort,
Non pas la mort humaine,
La mort d’un corps,
Mais la mort d’une âme.
Aujourd’hui elle enterre son âme et en fera le deuil comme il se doit.
Je ne saurais pas vous décrire ce que je ressens parce que je ne connais pas les mots pour qualifier ce qui me hante au point de me laisser croire que tout pourrait changer, mon monde, le vôtre, le leur.
Nous sommes tous grain de sable et le moindre grain a son importance, sa puissance, certes.
Ne pas donner de biens mais donner de soi-même.
Une femme est couchée,
Assise,
De nouveau couchée,
C’est moi.
Je me fous des combats que j’ai menés.
Je me moque de mes nuits noires et de mes dimanches.
Je ne renoncerai jamais à l’espoir.
Parfois mes pensées me donnent le vertige.
Personne ne pourra voler mes souvenirs.
Une femme est debout,
Puis assise,
Puis à nouveau debout.
C’est moi.
Mon cœur est un arbre lourd de fruits à cueillir et distribuer.
À quand le jour de ma récolte ?
Dans quel champs ai-je jeté la graine et en quelles saisons oubliées ?
Quand le gardien de la nuit viendra-t-il emplir ma lampe d’huile et l’allumera ?
Beaucoup de choses demeurent dans mon cœur inexprimés car moi-même ne peut révéler mon plus profond secret.
Une femme est assise,
Puis debout,
Puis à nouveau assise.
C’est moi.
Où est le plein midi de mon crépuscule ?
Je suis entre la naissance et la mort.
Retenir c’est périr et je me retiens.
La nuit ne s’achèvera donc jamais…
Avec pour seule, éternelle complice, une cigarette, toujours la même, dirait-on, toujours recommencée comme si on attendait d’elle une réponse qui ne viendrait pas.
Une femme marche,
Puis est assise,
Puis à nouveau marche.
C’est moi.
Moi qui aime la ponctualité, j’ai raté mon rendez-vous.
Non pas que j’étais en retard mais terriblement à l’avance.
Il faut dire aussi que je suis née en retard même si j’étais prématurée.
La misère morale qui m’accablait étant gosse, en butte à la brutalité, à l’injustice des adultes ou aux moqueries des garçons de mon âge.
Je demeurais les bras ballants sans voix.
Seuls les larmes et mes bulles de rêves.
Une femme est debout,
Puis accoudée,
Puis à nouveau debout.
C’est moi.
Aujourd’hui, je ne crois plus à la fertilisation par le désespoir, vieille baudruche judéo-chrétienne.
Force m’est de constater que toute peine me harasse, que l’affliction m’exténue, que le malheur m’abrutit, que la désolation me crétinise.
À quoi bon mêler toujours émotions et sentiments ?
Pourquoi ébaucher ce flirt des âmes toujours si parasité de restrictions mentales qu’il tourne immanquablement à la fraude ?
Une femme est assise,
Puis couchée,
Puis à nouveau assise.
C’est moi.
J’ai toujours eu des lâchetés inutiles et des courages catastrophiques.
Personne ne traduit-il donc jamais personne ?
Et si je le fais, serait-ce cette raison d’être éternellement rejetée.
De faire peur comme si j’étais voleuse d’âme ?
Castratrice de la pensée ?
J’ai trébuché dans le temps, aujourd’hui je dérape dans le sang.
En quête d’un absolu dérisoire, exigeant tout, c’est-à-dire pas grand chose.
Partir, vivre différemment, Cette phrase germe en lui de jour en jour. Mais que rien ne fasse dériver ton chemin.
Certaines voies plaisent plus que d’autres, Captivent, S’unissent avec ses rêves, Ses désirs, Ses aspirations. Rien que les voir et tout s’embrase en lui.
Un jour, partir, S’arracher à l’étau, À l’ennui, Aller à la rencontre du monde, De personnes claires et aimantes, À la rencontre d’une vie délivrée de la souffrance et du mal.
Partir, partir…. Trouver la capacité de partir. Marcher pendant des jours et des jours. Ne sachant pas où les pas le portent mais peu importe. Simplement marcher, marcher. Aller toujours plus loin sans s’arrêter, Sans se retourner. Fuir ce qui l’oppresse, L’enferme, Le tient comme dans une tenaille. Toujours en lui cette nostalgie de je ne sais quoi, Ce besoin irrépressible d’une vie libérée de toute attache, Une vie émancipée et riche, Vaste, Intense, Une vie où ne règnerait que bonté, Compréhension Et lumière.
Partir ne fait pas mourir le passé, Mais permet de renouveler l’oxygène, Nettoyer les impuretés, Et vitaminer l’esprit.
Comme un oiseau, Voler dans les airs Pour admirer les merveilles de la planète. Sensation enivrante. Survoler les montagnes. Vertige. M'élancer dans le ciel, Les arbres sont majestueux, Danser avec le vent, Survoler les plaines. Perdre de l'altitude, Prendre de la vitesse, Etre léger, paisible et tranquille. Découvrir le monde, Par-delà les monts et les nuages, Effet majestueux.
Je plane, Au mépris de la main humaine, Laissez-moi.... je voyage.... Mon corps est présent mais mon esprit est loin. Je voyage.... je suis dans des contrées lointaines, Plus rien n'a d'importance. Je suis loin, plus rien ne compte.... Je voyage, sans bagage.... libre.... légère, Comme l'air mon esprit est déjà loin. Et mon corps est encore là. Je suis là-bas quelque part, Loin de tout et surtout de Vous.
Dans mon jardin, Il y a l'amour, Pas celui de l'illusion et de l'hypocrisie, Mais celui de la pluralité des sentiments, Sans idéal car l'idéal le fâne.
Dans mon jardin, Il y a la douceur du temps suspendu, Les doutes y sont chassés Et les différences acceptées.
Dans mon jardin, L'amour a ses quatre saisons On ne craint pas le noir Car la lumière est en soi.
Dans mon jardin, On n'imite pas l'événement, On ne l'anticipe pas, On produit le présent, On ne vit pas par procuration.
Dans mon jardin, On habite nos rêves, On fait fi des matières, Et on cultive la vérité.
Dans mon jardin, Les mal intentionnés ont été vite piqués, On n'y pénètre pas facilement.
Dans mon jardin, On y goûte toutes les saveurs, On y sent tous les parfums.
Au-delà de mes souvenirs, De mes rêves, De mon savoir, De mes désirs, De mes sensations ; Derrière l’écran où se forment, Se marient, Se dissolvent Et se recomposent incessamment des images mentales ; Au-dessus de ma raison ; Plus loin que ma conscience, Réside de mon être blanc, Marbre enfoui, Pareil à ces idoles des Cyclades, Sans traits et pourtant humaines, Visages à la fois exacts et indéterminés, Non pas figures, Mais hiératiques emblèmes de la figure. Que j’arrête en moi le flot ; Que je fasse le silence et l’immobilité, J’entre dans la lumière et la paix des profondeurs. La force et la joie de l’unité me poignent. Je suis mon origine, Ma fin et mon éternité. Je suis venu pour être.
Une rencontre C'est un instant décisif, Une porte, une fracture, Un présent qui marque le temps Et crée sa continuité.
Je suis entre l'univers cartésien Et celui du rêve, Je suis dans un autre temps, Dans un monde où il est encore permis de rêver, De s'octroyer ces instants présents de vie ultime.
Je suis tel l'équilibriste funambule Se laissant soutenir par l'événement. Je rêve d'être licorne Chérie par les dieux Et caracolant dans la forêt magique, Ne se laissant jamais enfermer Pour ne pas mourir de tristesse.
Les idées larges, ouvertes Sont le gage de la liberté. Vous pourrez tout me prendre Sauf ma liberté de penser, Personne ne sort indemne de la recherche de soi, Une recherche constante, Celle de tous les instants Qui font la vibration de notre âme Aux couleurs et effluves, Senteurs profondes de la vie.
Un monde que l'on découvre en soi, Qui passionne, Je suis une nomade, Une nomade qui se refuse obstinément à se sédentariser. Le monde est mon pays. J’ai choisi d’être nomade, D’être une citoyenne du monde.
On va se promener où on veut, On sait ce qui se passe partout… Et on ne sait pas ce qui se passe au-dedans de soi-même. Et mon âme voyage et vole. Qu'il est bon d'être léger Un monde où tout est réinventé
Péplum en négatif dans ta mémoire, Cherchant dans les sons l'éclosion du prochain mot à jamais dit, Ces chuchotements de la conscience quand elle se fond entre les gestes, Ombre des mots, Ombre des faits, Ombre des gestes,
Un texte fait de sang, La grande muraille des sentiments, Le cœur qui bat sous la poitrine, Perce-voir par delà l’ombre de la morale, Vivre l’intensité rarement atteinte en cette époque.
Au delà des mots, Au delà des vies, Au delà des morts, Brulûres intensives dans les jambes, les bras et le ventre, Un bruit sourd et étrange gagne l’être tout entier.
Temps présent, qui ne compte plus, qui n’est plus rien. Le seul système serait solaire, Il s’agirait de vivre alors un maximum d’intensités, Pour le meilleur et pour le pire, Dans des orgies intraduisibles dont le seul nom est l’Indicible.
Légitimer tous les délires, Légitimer tous les désirs, Légitimer toutes les révoltes, Anarchie d’astres sublimes, Légitimer la peur, Légitimer les transgressions et la folie, Légitimer les privilèges d’une pensée rare et sublimée.
Un regard peut éveiller l’autre soleil qui gît en toi. Cette lueur céleste inscrite en l’homme, Au plus profond de ses entrailles. Les lèvres muettes de l’espace temps digèrent le sens des précipices, Des profondeurs jamais atteintes qu’un langage muet ne peut atteindre, Même un langage très synthétique, Mais qui n’aurait cette flamme en lui.
Toutes les présences de l’univers qui se répètent ici maintenant, Et sans enfreindre aucune des règles, Nous restons libres d’élaborer le cours d’une vie la plus parfaite, La plus terrible, La plus magnifique, La plus magique des vies acquises étant toujours celle que l’on est.
Sommet des cimes de ton espace, Sommet des cils de ton regard, Sommet des cimes de ton amour, Ce magnifique amour meurtri par la matière.
Quitte à crever enfin pour vivre, Le centre de la vie est dans ton coeur. Chaque seconde est un siècle, Chaque mot est une bombe, Chaque soupir est le royaume où le souffle s'élève vers les cieux les plus hauts, Vers les cieux bienveillants qui président notre être. Je crois que le plus bel hommage que l’on puisse rendre à cette planète, à cette matrice qui nous fait vivre, à cette vie qui vibre en nous, Qui est en nous, Et qui est nous,
C’est de faire l'amour le plus souvent, Et faire l'amour ne veut pas dire n’importe comment, N’importe quand, Avec n'importe qui. Car faire l'amour c'est être amour. Et se laisser bouffer par l'autre, Se déposséder de son égo, De son petit moi bien égoïste, Bien ridicule et bien mesquin.
Faire l'amour éternellement, Comme inonder tout l'univers de cette fraîcheur qui vous emplit comme un grand souffle, Pénétrer tous les arcanes de la nature, Respirer et s'élever avec le regard dedans son oeil. Renversement de la conscience à l’intérieur de la conscience qui se dédouble et se voit faire.
Point n’est besoin de voyager car le voyage est immobile, Oui, le voyage est immobile, ainsi que la lumière, Et dans la vie il y a la mort, Et dans la mort, il y a la vie, Et dans le regard il y a l'amour, Et dans ton oeil est l'univers, Et l'univers vit dans ton coeur, Et ton coeur bat dans les lumières des galaxies de l'éternité.
Il y a une paix après la mort, Mais on ne doit pas en rester là, Sans cesse changer de cap, Ouvrir des brèches dans l’horizon, Fouiller les terres de la conscience, Explorer l’ombre et la lumière, Implorer les cieux et le silence, La fin du vide, éternellement... Le moindre instinct est sublimé en ne refoulant aucun désir, Aucune terreur...
Mais j’aimerais sentir ta main contre la mienne en ce moment. Je sais, bien sûr, la solitude, inexorable aux êtres humains. Mais le fleuve du temps est si rapide que je voudrais une fois encore, Une dernière fois, La première fois, Te dire ces rêves intraduisibles, Ces vibrations si merveilleuses, Qu’ouvrit un jour la clef des songes.
Il n’y a pas de réalité. Il y a mille réalités. Tout est sacré, Tout vit, Tout vibre, Et le respect est une jouissance que teinte la tristesse de re-trouver l’Autre…
Quelques visions encore maintenant persisteront jusqu’aux entrailles, Jusqu’aux tréfonds de la connaissance que je peux avoir du réel, Du vrai. Et si tout cela ne fut qu’un Rêve ?
...à me concentrer sur autre chose que toi. Et encore une fois, ça me brûle le sang. Ça bouillonne dans les bras et au bout des doigts. Ça te retourne l’estomac et ça pointe dans le cœur.
Musique
Ces sons qui s’imprègnent dans ma tête, qui embrasent mon cœur et m’offrent leurs baisers langoureux, qui me caresse de leurs longues notes fines, longues et aigues et qui m’emmène dans cet état qu’on est lorsqu’on est amoureux. Si je devais me prendre un amant, ce serait celui-là en tout cas.
Moi,...
...lorsque je n'ai rien à dire, je veux qu'on le sache !
Raymond Devos
Seule...
...la chaussure sait si la chaussette a des trous.
Proverbe créole
Avant d'aimer...
...avec le coeur et avec son corps, on aime d'abord avec des mots.
Pascal Martin
La réponse est oui.
Mais quelle peut bien être la question ???
Woody Allen